Relecture et correction de texte : ma méthode

CorrectionJe suis correctrice depuis plusieurs années, et je m’aperçois que ce métier n’est pas forcément très connu et suscite souvent des interrogations auxquelles je me propose de répondre aujourd’hui.

En tant que correctrice, j’interviens sur les textes pour les relire avant leur diffusion.

Le but de la correction est non seulement d’éliminer toutes les fautes (orthographe, grammaire) mais également de vérifier le respect des règles typographiques, ainsi que la cohérence et la clarté du propos.

J’ai eu l’occasion de travailler sur des documents de toutes sortes : romans, mémoires de recherche, documentation juridique, essais historiques, biographies, guides touristiques, bandes dessinées, livres de recettes, catalogues, etc. J’ai même participé à la relecture d’une réédition de la Bible !

Je dois donc faire preuve de rigueur, bien sûr, mais aussi d’ouverture d’esprit pour m’adapter à différents styles, ainsi que de curiosité pour aller chercher les informations nécessaires à la bonne compréhension des textes que l’on me soumet.

Quelle méthode ?

En ce qui me concerne, une correction soignée nécessite au moins deux lectures.

La première lecture me permet de prendre connaissance de la globalité du document et de procéder à quelques repérages : le sujet, le niveau de langage, les particularités typographiques.

Je note les noms propres, les dates, certains détails du récit, afin d’assurer l’harmonisation des graphies et la cohérence du texte.

Je corrige les fautes les plus évidentes, les coquilles, les majuscules.

À la deuxième lecture, plus minutieuse, je m’arrête quasiment à chaque mot, je vérifie l’orthographe ou le sens lorsque j’ai un doute.

Je relis chaque phrase pour m’assurer qu’elle est compréhensible, je contrôle la ponctuation, les accords, etc.

Je signale également les répétitions et les maladresses, en les surlignant ou à l’aide d’une note en marge.

La troisième lecture concerne la prestation que j’appelle « correction approfondie ».

À cette étape, je fais des propositions de réécriture pour supprimer les éléments signalés en deuxième lecture (répétitions et maladresses).

Quel support ?

À mes débuts, je travaillais beaucoup sur papier, en notant mes corrections au stylo rouge.

Maintenant, je corrige sur écran principalement des documents saisis sous Word ou un autre logiciel de traitement de texte.

J’adresse à mes clients deux versions de leur texte : un fichier dans lequel j’active le suivi des modifications pour leur permettre de visualiser les modifications apportées et mes commentaires en marge, et un deuxième fichier incluant toutes les corrections.

Combien de temps ?

Évidemment, la lecture en vue de la correction est beaucoup moins rapide que lorsqu’on lit simplement un texte pour en prendre connaissance.

Je compte environ un quart d’heure par page pour une correction simple, vingt minutes ou plus pour une correction approfondie.

Par ailleurs, cette activité demande une grande concentration qui ne peut être maintenue plus de quelques heures.

Je préfère prendre le temps nécessaire pour rendre un travail de qualité, même si je peux traiter certaines commandes en urgence, naturellement.

Avez-vous une idée plus précise de ma façon de procéder à présent ?
Si vous avez d’autres questions, posez-les-moi en commentaire : je me ferai un plaisir d’y répondre ☺

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